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D’Alema indicato dai leader progressisti europei tra i candidati per il ministero degli Esteri ue

31, Ottobre,2009 · Lascia un Commento

da www.corriere.it

MILANO – Massimo d’Alema ringrazia il governo italiano. L’ex presidente del Consiglio, indicato dai leader progressisti europei tra i candidati per la carica a ministro degli Esteri europeo, si è dichiarato «onorato» e si è detto anche «grato» per la dichiarazione di Palazzo Chigi secondo la quale l’ Italia sosterrà il candidato italiano. «Ho appreso – ha detto D’Alema – che i leader progressisti hanno raggiunto un accordo sul fatto che il responsabile della politica estera europea e vicepresidente della Commissione sarà espressione del Partito socialista europeo e dei progressisti democratici. Mi hanno indicato tra i possibili candidati. Non mi sono candidato a nulla, la notizia mi è giunta da Bruxelles e io ne prendo atto». «Sono onorato – ha proseguito D’Alema – di questo fatto. So che ci sono altri candidati più forti di me. Non ritengo di avere molte possibilità ma il fatto di essere inserito in questa short-list mi onora».

GRATITUDINE A PALAZZO CHIGI – D’Alema si è quindi dichiarato «grato» al governo italiano. «Sono grato – ha spiegato – al governo italiano per avere detto che, nel caso in cui ci sia questa candidatura, da parte italiana ci sarà un sostegno e non una opposizione». «Nel nuovo trattato – ha spiegato l’ex ministro degli esteri – il capo della politica estera è anche vicepresidente della commissione e quindi deve essere un rappresentante nazionale. Quindi il governo ha un potere dirimente sul proprio rappresentante». «La nota di Palazzo Chigi – ha proseguito – è molto apprezzabile nel senso che considera prioritaria l’eventualità, che vorrei venisse considerata come tale». Alla domanda sui tempi per la decisione del candidato, D’Alema ha replicato: «Penso una decina di giorni».

LA NOTA DI PALAZZO CHIGI – In una nota Palazzo Chigi aveva comunicato in precedenza che, «qualora emergesse, in concreto la possibilità per l’Italia di ottenere l’assegnazione di una di quelle cariche, il governo valuterà con serietà e responsabilità le candidature capaci di assicurare all’Italia un incarico di così alto prestigio».

TELEFONATA CON GIANNI LETTA – In mattinata c’era stata una telefonata «cordiale» tra il sottosegretario alla presidenza del Consiglio Gianni Letta e l’ex premier Massimo D’Alema, che hanno valutato insieme l’ipotesi di una candidatura italiana ad una delle più alte cariche dell’Ue, quella di ministro degli Esteri. Un colloquio «franco e diretto», si sottolinea in ambienti di governo, nel corso del quale l’esponente del Pd avrebbe sondato la disponibilità dell’esecutivo a sostenerlo, nel caso il suo nome prendesse seriamente quota a Bruxelles. La risposta del sottosegretario, dopo i successivi contatti con il premier Silvio Berlusconi, non si è fatta attendere, con la nota sintetica di palazzo Chigi riportata sopra che, in ambienti di maggioranza ed opposizione, viene interpretata come una apertura di credito.

30 ottobre 2009

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Aurelie Filippetti je suis intervenue hier soir sur le redécoupage électoral à l’Assemblée Nationale .free.fr/

15, Ottobre,2009 · Lascia un Commento

Monsieur le Ministre, Mes chers collègues,

C’est avec émotion que je suis ce soir à cette tribune. Emotion et tristesse car nous sommes ici pour parler de ce fameux redécoupage, que nous évoquons depuis si longtemps.

Tous les chiffres ont été donnés, les méthodes que vous avez employées, nous en avons démontré l’iniquité.

Ce n’est pas tant nos cas personnels, qui évidemment, nous bouleversent, mais bien le respect du vote de chacun des électeurs de ce pays dont vous avez fait fi.

Vous avez commencé votre intervention par une phrase surprenante : Ne nous avez-vous pas dit, à nous députés supprimés, que nous ne saurions « discuter du tracé de telle ou telle circonscription surtout s’il s’agit de votre propre secteur d’élection”, car en débattant d’un texte « qui peut affecter directement vos conditions d’élection », vous vous mettriez dans une situation de « conflit d’intérêts » qui entacherait votre vote d’une « suspicion d’intérêt personnel » !

Eh bien, si, il faut en discuter, de ces cas personnels, car ce sont nos électeurs qui sont derrière. Ce sont les hommes et femmes que nous rencontrons tous les jours, dans les usines, dans les entreprise, dans les mairies, dans nos permanences, sur nos marchés. Ils nous ont accordé leur confiance. Pour ma part, ils ont fait le choix d’accorder leur confiance à une jeune femme, qui se présentait devant eux pour la première fois. Je me suis battue et continuerai de le faire, face à la crise économique, à la destruction de l’industrie sidérurgique, aux accidents industriels, à la crise de la sous-traitance automobile, aux petites entreprises qui n’ont pas accès au crédit, aux sans papiers qui ont besoin de papiers, aux élèves handicapés qui ne sont pas scolarisés, aux malades de l’amiante qui se battent pour leur reconnaissance, aux maires de petites communes qui luttent pour faire vivre leur territoire. Je leur dois des comptes. J’aurais aimé pouvoir me représenter devant ceux qui m’ont élue pour leur demander de juger mon action.

Au gré de votre bon vouloir, vous aviez ainsi créé, en 1986, la 8e circonscription de Moselle, alors dessinée pour être dans l’escarcelle de la droite. Au gré de votre bon vouloir, vous la supprimez aujourd’hui car depuis 1997, elle était à gauche. A la faveur d’une triangulaire, tout d’abord, puis maintenue à gauche par les efforts et le travail.

La Moselle , 1 million d’habitants, une terre industrielle, ne comptait déjà que deux députés de gauche sur 10. C’était sans doute trop , déjà, à vos yeux. Alors que la démographie était en faveur du nord du département, précisément celui de mon collègue Michel Liebgott et de moi-même, c’est là que vous avez tranché, en préservant les circonscriptions de l’est du département, pourtant moins dynamiques.

La commission consultative et le conseil d’état ont déploré ce déséquilibre démocraphique que vous avez introduit. Mais vous n’en avez tenu aucun compte.

Puis-je me permettre de m’interroger : si le 17 juin 2007, M Alain Missoffe, alors candidat UMP, mon concurrent, l’avait emporté, auriez-vous supprimé ainsi sa terre d’élection ? Puis-je me permettre d’émette une hypothèse, une intuition : si M. Missoffe avait été élu à ma place en 2007, comme cela aurait du se passer dans une circonscription où Nicolas Sarkozy avait rassemblé 53% des voix, ce redécoupage en Moselle n’aurait pas eu le même visage aujourd’hui.

Mais les électeurs de la 8e ont alors fait un autre choix. C’était leur liberté. C’est cette indépendance qui est bafouée aujourd’hui.

Vous connaissez tous ce héros de Mary Shelley inspiré du théologien et alchimiste allemand du XVIIe siècle Johann Conrad Dippel. Eh bien ce héros vous ressemble Monsieur le ministre!

Théologien vous l’êtes un peu en effet puisqu’à nouveau vous avez la religion des arrangements. Des petits arrangements entre amis pratiqués sur cette nouvelle carte électorale comme lors de votre première œuvre sous Charles Pasqua ministre de l’Intérieur.

Dippel était également alchimiste et vous l’êtes également M. Marleix. J’invite ceux qui en douteraient à se pencher sur votre créativité concernant la 1ère et la 3ème circonscription de Moselle. Car non content de supprimer une circonscription socialiste, il fallait encore assurer les arrières du député UMP de Metz 1, qui devait récupérer l’un des cantons de ma circonscritpion, 2 vommunes.

Il fallait un vrai talent pour changer l’or en plomb, tordre la réalité géographique, et cela contre l’avis de la commission consultative: découper du canton Metz III 11 bureaux de vote “votant bien”, c’est à dire UMP, et les affecter à la 1ère circonscription afin de tenter d’assurer la réélection de l’actuel député UMP quitte à fragiliser un peu une autre députée pourtant de votre majorité. C’est moins grave car il s’agit d’une femme et on peut dire que les femmes ont été particulièrement soignée dans votre projet. Dans le roman de Shelley, l’égérie du poète, Johann Conrad Dippel s’appelle Victor Frankenstein. La carte électorale que vous nous proposez M. Marleix à l’apparence de l’équilibre comme la créature de Frankenstein avait l’apparence d’un être humain! Le conflit d’intérêt que vous avez évoqué et que j’ai rappelé au début de cette intervention, n’est-il pas là, Monsieur le Ministre, entre vos fonctions de chargé des élections à l’UMP et votre rôle de ministre en charge du redécoupage ?

Ah, nous ne saurions « discuter du tracé de telle ou telle circonscription surtout s’il s’agit de votre propre secteur d’élection”, car en débattant d’un texte « qui peut affecter directement vos conditions d’élection », vous vous mettriez dans une situation de « conflit d’intérêts » qui entacherait votre vote d’une « suspicion d’intérêt personnel » !

Mais la suspicion elle est de votre côté. Le conflit d’intérêt il est là, sur votre banc. C’est le conflit du pouvoir qui abuse de lui-même Vous le savez, c’était le plus grand péché pour les Grecs, l’ubris, la démesure.

Ce pouvoir a péché par orgueil et par perte du sens de la mesure et de la justice.

On ne saurait discuter de sa propre circonscription, mais on saurait redécouper au nom de son seul pouvoir et parce qu’on en a le pouvoir ?

On ne saurait discuter de son propre cas, au nom de quelle indécence ? l’indécence n’est –elle pas dans cet abus de pouvoir que vous infligez à la carte électorale, par votre méthode elle-meêm ?

N’aurait-il pas été plus respectueux de tous, et d’abord de ces électeurs mêmes grâce auxquels nous sommes ici ce soir , de confier à une commission indépendante, composée de démographes et de géographes, le soin d’établir une nouvelle carte électorale ? N’aurait-ce pas été le signe d’un pouvoir réellement respectueux de la démocratie et du pluralisme, mais surtout respectueux de la charge qui lui a été confiée par le peuple et par la Constitution ?

La grandeur et l’honneur des grands hommes d’Etat, c’est de savoir se placer au-dessus de leurs propres intérêts partisans, au-dessus de l’intérêt d’un clan, d’une caste, d’imposer le respect à son adversaire lui-même par le respect que l’on témoigne aux principes supérieurs, ceux de l’intérêt général, ceux des principes fondamentaux de la République.

Ce pacte républicain, c’est aussi la séparation des pouvoirs et le respect du pluralisme.

Ce Gouvernement, qui ne sera, comme tous les pouvoirs, que temporaire, aurait été plus grand de savoir ne pas abuser de l’autorité des ciseaux pour tenter de museler la liberté des urnes.

Eh bien, puisque vous nous demandez de nous taire, puisque non content de nous placer pendant les trois ans qui viennent dans la position de députés en sursis,

Et bien nous serons les soldats de cette armée morte, l’armée des députés en sursis, et des électeurs oubliés.

Vous avez raison monsieur le ministre, on ne parle pas de son cas personnel, on n’est jamais bon avocat de sa propre cause

Mais c’est vous, qui en jouant sur les divisions ici et là, en avivant les tensions et en renforçant les intérêts des uns au détriment des autres, mais surtout au détriment de l’intérêt général qui doit présider à une opération électorale de ce type, nous avez condamnés à cette indécence.

Alors puisque vous nous condamnez à cette impudeur qui consiste à parler de soi, je choisis ici de me taire

Puisque vous voulez nous forcer au silence du sursitaire, je vous imposerai d’écouter ce silence ici , maintenant.

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E’ morto Gino Giugni, artefice dello Statuto dei Lavoratori

13, Ottobre,2009 · Lascia un Commento

Gino Giugni (1927-2009) Si è spento a Roma, dopo una lunga malattia, Gino Giugni. Aveva 82 anni. Era stato negli anni ‘60 stretto collaboratore del ministro del Lavoro, Giacomo Brodolini, primo socialista ad occupare quel dicastero negli anni del centrosinistra e artefice dello Statuto dei Lavoratori, cui lo stesso Giugni diede un fondamentale contributo presiedendo i lavori della Commissione incaricata della stesura. Nel marzo del 1983 Giugni fu vittima di un attentato delle Brigate Rosse. Fu membro della commissione parlamentare inquirente sulla Loggia Massonica P2.

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E’ MORTO GINO GIUGNI, ARTEFICE DELLO STATUTO DEI LAVORATORI

13, Ottobre,2009 · Lascia un Commento

Gino Giugni (1927-2009) Si è spento a Roma, dopo una lunga malattia, Gino Giugni. Aveva 82 anni. Era stato negli anni ‘60 stretto collaboratore del ministro del Lavoro, Giacomo Brodolini, primo socialista ad occupare quel dicastero negli anni del centrosinistra e artefice dello Statuto dei Lavoratori, cui lo stesso Giugni diede un fondamentale contributo presiedendo i lavori della Commissione incaricata della stesura. Nel marzo del 1983 Giugni fu vittima di un attentato delle Brigate Rosse. Fu membro della commissione parlamentare inquirente sulla Loggia Massonica P2.

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E’ MORTO GINO GIUGNI, ARTEFICE DELLO STATUTO DEI LAVORATORI

13, Ottobre,2009 · Lascia un Commento

Gino Giugni (1927-2009) Si è spento a Roma, dopo una lunga malattia, Gino Giugni. Aveva 82 anni. Era stato negli anni ‘60 stretto collaboratore del ministro del Lavoro, Giacomo Brodolini, primo socialista ad occupare quel dicastero negli anni del centrosinistra e artefice dello Statuto dei Lavoratori, cui lo stesso Giugni diede un fondamentale contributo presiedendo i lavori della Commissione incaricata della stesura. Nel marzo del 1983 Giugni fu vittima di un attentato delle Brigate Rosse. Fu membro della commissione parlamentare inquirente sulla Loggia Massonica P2.

Gino Giugni (1927-2009) Si è spento a Roma, dopo una lunga malattia, Gino Giugni. Aveva 82 anni. Era stato negli anni ‘60 stretto collaboratore del ministro del Lavoro, Giacomo Brodolini, primo socialista ad occupare quel dicastero negli anni del centrosinistra e artefice dello Statuto dei Lavoratori, cui lo stesso Giugni diede un fondamentale contributo presiedendo i lavori della Commissione incaricata della stesura. Nel marzo del 1983 Giugni fu vittima di un attentato delle Brigate Rosse. Fu membro della commissione parlamentare inquirente sulla Loggia Massonica P2.

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BERSANI : Apriamo il fronte di una battaglia democratica

11, Ottobre,2009 · Lascia un Commento

Prima di ogni altra cosa un saluto a tutti gli iscritti che hanno partecipato ai congressi di circolo, comunque abbiano scelto o votato.

È stata una straordinaria e inedita prova di democrazia di cui dobbiamo essere orgogliosi.

Ricordiamoci che chi lavora per fare un partito lavora per realizzare la nostra Carta Costituzionale.

Sento la responsabilità che viene dal risultato della mia mozione. Cercherò di esserne all’altezza.

Lavorerò con gli altri candidati per una straordinaria partecipazione alle primarie e perché le primarie mostrino sia il nostro aperto confronto di idee sia la nostra amicizia e la nostra unità.

L’ho detto fin dall’inizio: non c’è bisogno di interpretare o tanto meno di deformare posizioni altrui, e ancora meno di litigare.

Ognuno dice la sua, iscritti ed elettori decidono. Noi ci atteniamo alle loro decisioni.

Ribadisco che per quello che mi riguarda l’unico avversario possibile è colui che piccona la ditta.

Gli altri sono tutti amici e compagni e voglio lavorare con loro in solidarietà e unità.

Questi minuti li dedicherò a parlare di politica e di Italia.

Dobbiamo sentire acutamente la responsabilità di far vivere la nostra vicenda congressuale nel pieno del passaggio cruciale che il nostro Paese sta vivendo, nel pieno della crisi democratica e sociale.

Guai se ci sorprendessero a parlare d’altro.

Parliamo di Italia dunque e parliamone in modo veritiero.

Quali sono i tratti di fondo di questa lunga fase della vita italiana?

Sono una deformazione di fatto degli equilibri costituzionali e un indebolimento progressivo delle nostre prestazioni economiche e sociali rispetto all’Europa e al mondo.

Dire questo non significa essere catastrofisti o alimentare la sfiducia o sottovalutare dinamismi, eccellenze, potenzialità a cui dobbiamo sempre richiamarci.

Dire questo significa ribadire che la realtà va guardata in faccia e che la retorica dello stellone italico, del sole in tasca, dei cieli azzurri sta addormentandoci tutti e rischia di distruggere la capacità di reazione del Paese.

Quei due problemi di fondo entrano oggi in una fase più acuta e più incerta sia dal lato democratico e istituzionale, sia dal lato economico e sociale.

Se si mette l’orecchio a terra si sente nervosismo diffuso, tensione, preoccupazione.

C’è una perdita di orizzonte, una insicurezza crescente nella vita delle persone e delle famiglie, nella prospettiva dell’impresa.

La stessa politica offre al Paese un messaggio di incertezza.

Per dirlo semplicemente, Berlusconi afferra ancora il presente ma non può promettere un futuro né ai suoi né al Paese.

Viviamo dunque su un crinale non sappiamo quanto lungo, né possiamo vedere oggi come si aprirà una fase nuova.

Quel che è certo è che una parte importante dei suoi possibili esiti è nelle nostre mani, nelle nostre mani a cominciare da questo Congresso.

Cominciamo dunque da quello che abbiamo vissuto in questi giorni tumultuosi.

La destra guidata da Berlusconi fa camminare il Paese sull’orlo di una deformazione populista del nostro sistema.

Dobbiamo mettere l’opinione pubblica e la coscienza civile del Paese di fronte alla gravità di questo problema.

Intendiamoci, pulsioni di tipo populista, cioè di semplificazione drastica dei processi di partecipazione democratica, li riscontriamo in molti paesi a democrazia matura.

La difficoltà della democrazia rappresentativa a dominare con efficacia i nuovi problemi lascia spazio a domande di semplificazione e di autorità.

Se altrove tuttavia queste pulsioni sono sfumature pur significative nei meccanismi di consenso, da noi il fenomeno sta penetrando ed è già penetrato ben più in profondità.

Possiamo discutere delle ragioni di tutto questo, ragioni che affondano probabilmente nella cronica debolezza della nostra statualità, nel forte sapore di antipolitica che lasciò in eredità la caduta del muro che avevamo in casa, nella singolare forza, oggettiva e soggettiva, dell’interprete del nuovo spartito.

In ogni caso i fatti ormai si vedono.

Sto parlando del progressivo indebolimento di ogni istituto di mediazione fra popolo e governo, sto parlando dell’idea che il consenso debba prevalere sulle regole, sto parlando dell’idea che noi si sia di fatto fuori dal sistema parlamentare, che gli elettori cioè non eleggano un Parlamento ma un capo e che si possa parlare tranquillamente di coabitazione fra Presidente della Repubblica e Presidente del Consiglio.

Questa deformazione ha via via consolidato dei suoi istituti.

Vediamo con evidenza, e le denunciamo, forme di controllo e condizionamento dei mezzi di informazione; vediamo con minore evidenza un fatto ancora più profondo che riguarda la formazione delle leggi.

Il Capo del Governo nomina ormai di fatto i suoi parlamentari.

È il capo che dà la fiducia alla maggioranza e non viceversa.

Con venticinque voti di fiducia e trentotto decreti omnibus in quindici mesi ogni decisione è resa possibile; e quindi ogni pressione e perfino ogni ricatto possono essere possibili verso forze economiche e soggetti sociali, così che prevalgano assuefazione e conformismo; così si pensa di poter portare l’opposizione a quella sensazione di impotenza che genera riflessi ribellistici e minoritari.

Eppure la Costituzione c’è e batte un colpo.

C’è il Presidente della Repubblica, che salutiamo da qui, c’è la Corte Costituzionale.

Ma ecco che arrivano le picconate contro i muri portanti della casa comune.

E le picconate rallentano quando il segno comunque è lasciato e sono pronte comunque a riprendere.

È tempo di reagire ad una deriva che a poco a poco ci allontana dal contesto delle grandi democrazie del mondo.

Ma come reagire?

Non possiamo reagire con risposte speculari che portano legna a quel fuoco che Berlusconi vuole accendere attorno ad una personalizzazione che fa del giudizio del popolo su di lui il giudizio di Dio.

Né peraltro possiamo reagire stando in difesa e abbarbicandoci al politicamente corretto.

Ci vuole una politica di combattimento, bisogna aprire il fronte di una battaglia democratica.

Credo che ci chiamiamo Partito Democratico non perché vogliamo sperimentare la democrazia perfetta in casa nostra, ma perché poniamo al Paese il tema della democrazia e di una democrazia efficiente.

Vogliamo custodire i pilastri costituzionali di una democrazia rappresentativa, rigettare ogni forma di autoritarismo che ci ruberebbe il futuro di paese avanzato fra i paesi avanzati del mondo e ci distaccherebbe intimamente dal contesto europeo.

È tempo di aprire un confronto con tutte le altre forze di opposizione sul tema della democrazia e delle Istituzioni e di rivolgerci alle forze che nella maggioranza sono più consapevoli del problema.

Ribadendo i fondamentali della nostra Costituzione repubblicana dobbiamo avanzare il nostro progetto di riforma centrato su il parlamentarismo modernizzato e rafforzato e scegliendo qualche punto di attacco e di mobilitazione che si faccia capire e che muova le cose nel senso comune.

Quella deriva infatti ha inquinato le falde da cui tutti ormai prendono acqua.

Proviamo con le nostre primarie a dire una cosa precisa.

È possibile che un cittadino possa scegliere il Segretario del PD e non possa scegliere il suo Parlamentare?

Noi vogliamo una legge inquadrata nel sistema bipolare, che garantisca trasparenza e stabilità della maggioranza nella legislatura, e che consenta al cittadino di guardare in faccia il suo Parlamentare, di potergli chiedere conto del suo operato a partire dal suo territorio.

Dobbiamo mobilitarci su questo e chiedere a tutte le forze di opposizione se sono pronte a discutere con noi di una iniziativa su questo punto dirimente.

Detto tutto questo aggiungo subito che non dovremo più fare una battaglia sulla questione democratica separandola dalla questione sociale.

Ogni forma di mobilitazione a cui potremo e dovremo pensare dovrà tenere collegate le due questioni.

Per la storia profonda e per i caratteri profondi di un Paese come il nostro la deformazione del processo democratico può andare in secondo piano se passa l’idea che per quella via qualche problema si risolve.

Non c’è certo bisogno di spiegare questo concetto al nostro Presidente del Consiglio.

Lui si presenta come il personaggio di Pulp Fiction: sono Wolf, risolvo problemi sempre che mi lascino lavorare.

Ma quali problemi ha risolto davvero il signor Wolf?

In ormai dieci anni di governo qual è una riforma che si possa ricordare e che non riguardi lui stesso? Abbiamo forse meno fisco, meno burocrazia, più occupazione, più crescita?

In che cosa è migliorato questo Paese? E adesso, nella crisi, che cosa possiamo dire che stia facendo precisamente se non aspettare che torni il bel tempo?

Non c’è bisogno di essere degli indovini per sapere che cosa succederà: avremo tra quest’anno e l’anno prossimo un milione di disoccupati in più e migliaia di piccole imprese in meno.

E tutto questo per una crisi psicologica! Dopo tanti anni di governo non c’è niente di risolto.

Non si è usato il consenso per fare governo e cioè riforme; si è usato il governo per fare consenso.

Nel Paese è aperta una grande questione sociale alla quale dobbiamo dare voce, per ragioni di giustizia; perché questo è il nostro mestiere; e anche per ragioni di democrazia: la crisi infatti può creare un ulteriore esercito di riserva per le manovre del capo.

Il nostro compito è dunque quello di interpretare la questione sociale, anche in questo caso offrendo uno sguardo ampio del problema e scegliendo punti di attacco e di mobilitazione.

Andiamo alla sostanza. Problemi ne hanno tutti in Europa e nel mondo. Ma da molti anni ormai quando in Europa e nel mondo si cresce noi cresciamo meno e quando si scende noi scendiamo di più.

Così ci giochiamo il futuro.

Anche in questa crisi, se invece di guardare ogni giorno un albero noi guardassimo la foresta, vedremmo che rischiamo una riduzione strutturale della nostra base produttiva, un nostro rimpicciolimento.

Stiamo buttando via le nostre risorse potenziali nell’eccesso di disuguaglianza fra ceti sociali e territori, nell’assenza di mobilità sociale, nell’incapacità di prendere decisioni di sistema, cioè di fare riforme.

Dobbiamo rilanciare l’idea delle riforme con il coraggio e la responsabilità di una nostra visione autonoma.

Riforme sociali, riforme liberali, riforme civiche. Riforme con un nome e un cognome. Non servono qui i soliti elenchi.

Servono punti d’attacco per le proposte e per le iniziative che dobbiamo decidere. Cominciamo da occupazione e redditi.

La priorità assoluta e immediata è quella di portare risorse sui redditi medio-bassi, su chi sta perdendo il lavoro, su chi ha superato la soglia di povertà.

Ci sono poi cantieri di riforme da allestire subito su soglie minime di salario, di reddito, di pensione; sull’unificazione e la tutela dei percorsi di ingresso al lavoro; sulle prospettive del sistema pensionistico e non già dal lato dell’allungamento dell’età (chi ha visto l’evoluzione delle norme sa che questo non è più il problema centrale!) ma bensì sulla tenuta dei livelli pensionistici per le nuove generazioni.

Dobbiamo aprire un confronto per un nuovo patto economico e fiscale con le piccole imprese e con le partite iva, mondo verso il quale abbiamo un problema non risolto.

Dobbiamo promuovere un piano per mettere ambiente ed efficienza energetica immediatamente e stabilmente nel motore della crescita, investendo le politiche industriali, le politiche pubbliche e la qualificazione dei consumi.

Dobbiamo interpretare meglio i temi della scuola e della sanità.

Scuola, Università e Ricerca: la prima e vera fonte energetica del Paese.

Il tratto prevalente dell’operazione Tremonti-Gelmini è quello di una riduzione dell’offerta formativa e dell’occupazione.

Possiamo dire subito che quando toccherà a noi non potremo accettare gli esiti di quella importazione.

Ma così di sussulto in sussulto, il sistema formativo va alla catastrofe in un continuo bricolage di cambiamenti.

Diciamo allora: fermatevi, non consentite il distacco di risorse professionali preziose per il sistema.

Fermatevi, e facciamo finalmente una operazione nazionale, parlamentare sul sistema formativo, mobilitando le migliori competenze così come si fece ad esempio per la riforma del sistema sanitario nazionale, offrendo alle nuove generazioni e al Paese un assetto moderno, stabile e condiviso dell’istruzione e della ricerca.

Quanto alla sanità, qualificazione sì, radicale risanamento sì: abbiamo peraltro eccellenze nell’organizzazione sanitaria in grado di indicare la strada per affrontare i buchi neri che pure abbiamo.

Ma distruggere il sistema universalistico, no! I livelli essenziali di assistenza sono un cardine del sistema universalistico e vanno garantiti in modo universale.

Subito accanto ai temi sociali mettiamo il tema dell’evoluzione dei diritti civili e del rispetto della dignità delle persone.

Basta con gli stereotipi distruttivi sulla dignità della donna. Rispetto per le donne.

Torniamo piuttosto a vederne le condizioni reali di svantaggio e di disuguaglianza, di carico e di fatica nell’organizzazione sociale e familiare.

Aggiungo che a questo fine non si può prescindere da una loro presenza e da un loro protagonismo nei luoghi di decisione.

Per questo non vedo perché non dovremmo sollevare davanti al Paese il tema di regole di transizione o di quote massicce e transitorie sia nei luoghi della politica e delle istituzioni sia in alcuni luoghi dell’economia e della società.

Mostriamoci combattivi, così come stiamo facendo, contro razzismi di ogni genere e contro l’omofobia.

Facendo leva sugli umanesimi forti che stanno nelle nostre radici e che ci consegnano l’idea di un uomo mai separabile dalla sua dignità e dalla sua libertà, stiamo in campo per l’umanizzazione delle conquiste della tecnica.

Diciamolo con chiarezza: non può essere che metà del Paese decida come debba morire l’altra metà; non è possibile. Cerchiamo soluzioni umane e condivise.

E ancora il civismo: grande punto di attacco per le nostre politiche e vera chiave di rapporto con la società civile che anzi preferirei definire come società civica.

Civismo vuol dire innanzitutto sobrietà della politica senza antipolitica.

Ci vuole una Maastricht sui costi della politica che ci metta nella media europea.

Così come ci vuole una Maastricht della fedeltà fiscale con un percorso fatto di dissuasione e di incentivazione.

Civismo è portare il merito dal cielo alla terra accettando e allestendo in ogni campo meccanismi credibili di valutazione; è rispetto per la sicurezza e per la vita umana nei luoghi di vita e di lavoro e soprattutto è legalità, la legalità dello Stato e non delle ronde, la legalità della lotta a tutte le mafie, la legalità di una giustizia civile finalmente riformata e funzionante.

Qui, in questa riscossa civica che il Partito Democratico deve interpretare, metto anche il tema dell’unità del Paese.

Unità ormai non solo o tanto da difendere quanto da conquistare e ricostruire.

Il blocco Lega-destra sta facendo passare l’idea che la politica non deve combattere il divario ma deve interpretarlo, rappresentarlo.

Nella loro visione in realtà la prospettiva del federalismo è appunto questo e questo fa da copertura alla distruzione di ogni politica meridionalistica e alla rapina di ogni risorsa.

Qui e là qualche retro pensiero liquidatorio del tema emerge anche nel nostro mondo.

Anche noi dobbiamo discuterne ma sono convinto che siamo i soli che possono dire le stesse cose a Varese e a Napoli e che possono legare il rinnovamento delle classi dirigenti a politiche meridionalistiche praticabili e davvero nuove nei contenuti.

Sono convinto che abbiamo la forza e la capacità di farlo.
Un altro punto d’attacco per noi è la libertà economica.

Mentre ribadiamo che ci sono beni fondamentali che non intendiamo affidare al mercato (salute, istruzione, sicurezza) diciamo anche che è tempo di una offensiva liberale per aprire mercati regolati in molti settori dell’economia oggi strozzati da sistemi relazionali, corporativi, monopolistici.

Il cittadino-consumatore al centro e al centro la possibilità di iniziativa economica su basi di parità, a cominciare dai giovani!

In questo quadro dobbiamo mettere, facendolo uscire dalle nebbie e portandolo al concreto il tema del conflitto di interessi, fissandolo precisamente su due punti.

Primo, le incompatibilità. Per esempio, chi è nella sostanza il concessionario non può fare anche il concedente.

Secondo, norme contro le posizioni dominanti in tutte le articolazioni che l’evoluzione tecnologica ha portato nei sistemi di comunicazione e di informazione. Qui sta la sostanza del problema; su questo, in una società liberale va concentrata l’iniziativa.

Credo infine ad un nostro risveglio di iniziativa nel grande campo delle politiche locali ormai crucialissime nella formazione degli orientamenti politici.

Le nostre culture che hanno le loro originarie radici nella dimensione del territorio, le nostre culture che hanno inventato l’urbanistica, gli asili nido, le aree artigianali, la sanità pubblica e così via non hanno niente da imparare da chi il quindici anni di veramente nuovo ha inventato solo le ronde.

Tuttavia non possiamo cavarcela così. Dobbiamo portare a sintesi e a politicità le nostre esperienze locali sui nuovi temi di frontiera: la sicurezza, la mobilità, l’ambiente, l’immigrazione, l’integrazione, la rete sussidiaria delle risposte sociali.

I nostri amministratori e in particolare le nuove generazioni dei nostri amministratori, devono essere messe in condizione di aiutarci a produrre un punto di vista, un orientamento nazionale riconoscibile ed identificabile sulle nuove politiche locali.

Mi fermo qui.

Da questi e da altri punti di attacco concreti devono emergere sia il nostro profillo di identità politica, sia la nostra vocazione ad una alternativa di governo, una vocazione al governo del cambiamento.

Noi siamo il partito che pone la questione dell’alternativa di governo sapendo bene che il tempo della semina non è quello del raccolto ma sapendo altrettanto bene che in vista del raccolto la semina ha una certa importanza.

Opposizione vuol dire opporsi e vuol dire anche lavorare visibilmente per offrire un’altra scelta ai cittadini elettori.

Dobbiamo con il Congresso dare un messaggio chiaro e generoso verso l’esigenza di organizzare il campo dell’alternativa.

Chiediamo altrettanta generosità a tutte le altre forze dell’opposizione.

Non siamo più nello scenario di frammentazione esasperata del sistema.

La scelta di fare il Partito Democratico ha cambiato la situazione.

Adesso abbiamo tre cose da fare: rinnovare e rafforzare noi stessi; riaprire il cantiere dell’Ulivo con movimenti politici e civici disposti ad un dialogo con noi; lavorare per un quadro ampio di alleanza politiche.

Noi non vogliamo fare da soli né ci immaginiamo da soli nel futuro.

Chi pensasse di fare da solo lucrando qualcosa dalla divisione delle forze di opposizione se ne prenderebbe la responsabilità.

Penso anzi che dobbiamo proporre già con il nostro Congresso ampie alleanze democratiche e di progresso per le prossime elezioni regionali.

Noi giungiamo a questa politica di apertura con un profilo nostro, senza trattini o divisione dei compiti, con un nostro modo di rivolgerci a tutta l’area del centrosinistra e a quella parte dei ceti popolari che fino a qui hanno guardato a destra.

Il profilo nostro che ho definito sociale, civico e liberale, con la forma, il linguaggio e l’organizzazione di un grande partito popolare dei tempi moderni.

Un partito che si rivolge con concretezza ai ceti popolari (lavoro, piccola impresa, famiglia, nuove generazioni).
Un partito che lavora per correggere i suoi difetti (ne abbiamo visti non pochi in questo viaggio e dovremo ritornarci con grande determinazione).

Un partito non di un uomo solo ma che vive come comunità di protagonisti, che accetta una disciplina liberamente condivisa, che lavora su un rinnovamento fatto non per via di simboli ma riconoscendo piuttosto le nuove forze che sono già in campo e aprendo loro la strada.

Un partito che riconosce che non c’è politica senza pensiero e che riprende quindi in modo non occasionale un rapporto con le forze intellettuali.

Ovviamente un partito plurale, ma non in forma di coabitazione per quanto amichevole.

Un partito che si costruisce come sintesi creativa fra antiche radici e nuove culture.

Se dico sinistra, se dico popolarismo, se dico cattolicesimo democratico, se dico laicità, se dico civismo non sto parlando di correnti, sto parlando di materiali preziosi da amalgamare per costruire il nostro nuovo muro maestro così che le sensibilità e i punti di vista plurali non si balcanizzino e non siano esclusi dalla centralità di un impianto di cultura politica, da trasmettere alle nuove generazioni.

Cari amici e compagni,
invece di dire “futuro” ho detto “storia e senso” sperando che si capisse che intendevo appunto parlare di futuro. Di un futuro che non dimentichi tutti quelli che pronunciando le parole di cui noi facciamo facile uso (libertà, giustizia, democrazia) hanno pagato un prezzo ben più alto del nostro.

Di un futuro che puoi affrontare se ti armi non di vuota retorica ma di un senso sicuro, stabile, convinto. Ho detto cento volte qual è per me il senso e lo ripeto qui: se ti metti dalla parte dei deboli, dei subordinati, di chi lavora, di chi produce puoi fare una società migliore per tutti.

Questo è il senso che vi propongo.

Se non fosse vero questo, se non fosse razionale anche oggi e per il futuro guardare l’innovazione con gli occhi della giustizia e della libertà di tutti, noi non avremmo un mestiere.

Invece è questo il nostro mestiere, la nostra ragione sociale, il nostro senso; quello per cui ci mettiamo in libera associazione, quello per cui diciamo a un giovane: vieni, cambiaci in meglio, combatti con noi!

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La nuova questione sociale di Luigi Agostini

9, Ottobre,2009 · Lascia un Commento

I nuovi caratteri della questione sociale sono determinati ,nell’essenza, dalla metamorfosi del lavoro,nella fase della cosiddetta globalizzazione liberista.La rivoluzione informatica,la piena liberalizzazione del mercato dei capitali,il collasso dell’URSS,i tre fenomeni che hanno segnato la fine del secolo ,sono alla base della metamorfosi del lavoro,sia a livello micro,dell’impresa, che a livello macro,del mondo:condizioni tecnologiche, economiche,politiche.La rivoluzione informatica ha reso possibile un nuovo modo di produrre;la liberalizzazione del mercato dei capitali,come l’artiglieria pesante nelle guerre napoleoniche,ha ripulito il terreno ed indicato le vie;il collasso del comunismo sovietico ha ridotto al minimo gli ostacoli politici;a quel punto, la marcia della cosiddetta globalizzazione liberista è diventata inarrestabile e il volto della nuova questione sociale ha preso la sua forma. All’interno di tale contesto,si sono operati e sono all’opera ,due giganteschi processi:una deconversione della società fordista in Occidente,una rivoluzione industriale in Oriente. La Cina è diventata la patria della manifattura.Deconversione e industrializzazione ( con caratteristiche della prima rivoluzione industriale) , a loro volta, hanno innescato processi sia di destrutturazione che di sviluppo e di riequilibrio economico e politico,processi che hanno già disegnato e disegneranno sempre più la mappa del mondo,sia in termini di geoeconomia che di geopolitica.Ma deconversione e neoindustrializzazione scorrono sullo stesso binario tecnologico,causa ed effetto allo stesso tempo,e configurano, per la prima volta, una politica del lavoro alla scala del mondo.La cosiddetta globalizzazione è infatti, prioritariamente e per la prima volta, una politica del lavoro alla scala del mondo.L’effetto combinato di tale doppio processo ha determinato, nell’immediato, una drastica caduta del potere negoziale –sociale e politico-del lavoro,soprattutto in Occidente, dove cioè tale potere si era storicamente più sedimentato. La caduta inoltre del potere negoziale del lavoro ha trascinato con sé anche le due funzioni che il lavoro,il lavoro salariato ed i movimenti che dal suo seno sono nati,hanno potentemente sviluppato:la funzione della eguaglianza sociale e la funzione della integrazione sociale.
A)A livello macro,il fenomeno più evidente è la competizione-strategicamente innescata e realizzata in poco più di venti anni- tra il mezzo miliardo di lavoratori, che hanno costruito in oltre un secolo,un forte e radicato potere negoziale,e il miliardo e mezzo di nuovi lavoratori che lavorano a qualsiasi condizione.Il problema,smisurato,che stà davanti alla sinistra sociale e politica,riguarda la definizione di una strategia unificante di queste due grandi aree del lavoro,pena un precipitare insieme verso il basso della scala dei salari e dei diritti,per il dumping,per la pressione oggettiva e rovinosa,che,almeno nel breve periodo, esercita la condizione meno protetta,sull’insieme della condizione del lavoro .Un passo iniziale nella giusta direzione è rappresentato dalla nuova legge sul lavoro della repubblica cinese.Ma va ricordato che tale passo si è realizzato nella totale ignoranza della sinistra politica e sociale della nostra parte del mondo;solo le grandi multinazionali presenti in Cina,hanno premuto sul governo cinese,ma ovviamente per conservare la mano libera sul lavoro, tipica dei primi anni del loro insediamento.La vicenda esemplifica meglio di altre la grande questione:nella situazione attuale,le condizioni di vita e di lavoro del proletariato europeo ed americano,sono sfidate oggettivamente dal proletariato globale,che da esse si sente e si vede lontanissimo.Una strategia di unificazione sembra al di fuori di ogni possibilità.Ma dei punti di attacco sono individuabili e necessari,anche per gli effetti distruttivi che oggi stà assumendo tale processo nella condizione di lavoro dell’area di più antica industrializzazione. Il legame concreto e diretto tra queste due realtà è costituito dal nucleo già mondializzato della produzione,(M.Castells)-nucleo che non è propriamente una entità metafisica- cioè dalle oltre centomila corporations multinazionali,a cui fanno capo il milione e oltre di sussidiarie,per lo più europee ed americane.L’alternativa oggi è sempre più stringente,dati gli effetti diretti di ritorno,sulle condizioni di lavoro dell’occidente:le centomila corporations continuano ad essere il veicolo principale per aggirare-ristrutturando la produzione- l’ingombro del diritto del lavoro costruito con lunghe lotte in occidente,oppure sono sfidate e condizionate a diventare il veicolo del miglioramento dei diritti e dei salari anche in queste nuove aree.La vera sfida della globalizzazione,per la sinistra sociale e politica,stà nell’aprire questo conflitto,e ,prima ancora nella volontà dell’ingaggiarlo,sapendo quali contraddizioni è necessario affrontare.Una delle principali è certamente data dalla presenza dei fondi pensione dei lavoratori all’interno del capitale delle corporations,cioè della trasformazione-perseguita ed accarezzata anche a sinistra- del risparmio previdenziale in risparmio finanziario nella doppia illusione,spazzata via dalla crisi e dalla autonomizzazione della finanza,sia di elevare i rendimenti e sia di condizionare, in termini di democrazia economica,le scelte produttive.Senza però ridelineare e reimpostare il discorso strategico nella sua interezza di implicazioni,lo scivolamento a destra ,intesa come reazione di autodifesa,di masse sempre più estese di lavoratori è matematicamente garantito.All’accerchiamento oggettivo,infatti, la risposta spontanea non può che essere la reazione difensiva,particolarmente della parte più immediatamente esposta del mondo del lavoro.
B)A livello micro, della organizzazione della produzione,si afferma quella che U.Beck chiama la “destandardizzazione del lavoro”.L’individualizzazione delle mansioni impone la mobilità,l’adattabilità,la disponibilità del lavoratore;di conseguenza anche gli stessi percorsi professionali diventano mobili,incerti.Certamente il processo di individualizzazione ha in se una ambiguità profonda;ma il tono generale,in un contesto di competizione esasperata, e sotto la minaccia incombente della disoccupazione,definisce un quadro in cui le storiche protezioni collettive vengono progressivamente erose,e la condizione di lavoro precipita nella incertezza e quindi nella insicurezza sociale.Si riaffaccia,,in maniera crescente, un modo di vivere che si pensava di aver lasciato alle spalle, il vivere “alla giornata”,e che lo sviluppo delle protezioni sociali aveva di fatto cancellato.Infatti,in una società moderna industrializzata ed urbanizzata,in cui le protezioni di prossimità,se non scomparse,sono molto indebolite,è solo l’istanza del collettivo che può rendere sicuro l’individuo.L’iscrizione o la reiscrizione degli individui all’interno di sistemi di organizzazione collettiva è stata la risposta ai rischi di disgregazione sociale veicolati dalla modernità.
Lo Stato-nazione e le categorie socio-professionali omogenee,sono stati i due pilastri su cui fino agli anni ottanta,cioè fino all’inizio del loro sfaldamento,si sono edificati i sistemi di protezione sociale,l’istanza del collettivo.La crisi dello Stato-nazione da una parte,la messa in mobilità generalizzata dei rapporti di lavoro dall’altra,in una parola la ricommercializzazione del lavoro,rappresentano,i due principali fattori che stanno alla base dei processi attuali di insicurezza.La mobilità trapassa facilmente nella precarietà;ma ciò che caratterizza la precarietà,non è tanto la flessibilità,ma l’assenza di potere negoziale.All’interno del grande processo di deconversione del fordismo,la questione strategica è quindi la ricostruzione del potere negoziale del lavoro,sapendo che tale ricostruzione può essere realisticamente perseguita proprio perchè in una società di individui,la domanda di protezione è infinita, in quanto l’individuo come tale è situato tendenzialmente fuori dalle protezioni di prossimità.
Riconfigurare un nuovo sistema di protezioni(statuto del lavoro, assetti contrattuali, percorsi formativi,istituti come il salario minimo ecc.) diventa quindi dirimente: ma un nuovo sistema,considerati i cambiamenti nella sostanza irreversibili,per essere efficace,deve essere ancorato,da una parte alla idea di dimensione continentale,dimensione indispensabile per”portare in salvo”(Habermas) l’antico stato-nazione,e, dall’altra,alla idea del lavoro come percorso lavorativo,e non più semplicemente come posto di lavoro.In una società sempre più di individui,essere protetti,significa disporre , di diritto,delle condizioni minime di indipendenza dell’individuo.(Saint-Just).Il punto di intersezione tra il lavoro ed il mercato rappresenta oggi lo snodo nevralgico principale delle protezioni sociali:al mercato diventato sempre più volatile,al lavoro diventato sempre più mobile,va corrisposto- contrapposto un sistema pubblico di regolazione,in grado di contrastare il riemergere della insicurezza, un ritorno del vivere alla giornata.Ciò è tanto più vero nel momento in cui la più grande crisi del capitalismo ha posto all’ordine del giorno,il tramonto della dittatura liberista del mercato.Il lavoro potrà essere o non essere più sicuro.La grande metamorfosi del lavoro,se da una parte segnala l’ampiezza dei cambiamenti,dall’altra conferma anche però l’antica e originaria missione della sinistra: la linea del fronte per la sinistra sociale e politica torna ad essere la insicurezza sociale come asse di una politica mondiale del lavoro ,il banco di prova più concreto della necessità e utilità della sua esistenza.Linea del fronte e insieme nuova frontiera.

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GRECIA : ancora una vittoria socialista

6, Ottobre,2009 · Lascia un Commento

da www.unita.it

La destra di Costas Karamanlis subisce una pesante sconfitta nelle elezioni parlamentari e cede il governo della Grecia ai socialisti di George Papandreou. L’esito del voto era ampiamente previsto dai sondaggi. L’incapacità dell’esecutivo ad affrontare la crisi economica e i frequenti scandali in cui sono rimasti coinvolti alcuni suoi esponenti, ne aveva eroso i livelli di popolarità in maniera irrecuperabile.

A PARTI INVERSE
Stando agli exit-poll ed ai primi conteggi il Pasok potrebbe avere conquistato la maggioranza assoluta dei seggi, fra 155 e 160 su un totale di 300. La percentuale di consensi si aggira intorno al 43%. Nea Demokratia crolla invece dal 41,8% ottenuto nel 2007 al 36,4% e ottiene fra 90 e 100 deputati. Sostanzialmente, se i dati degli exit-poll saranno confermati nei conteggi ufficiali, i due massimi partiti ellenici si scambiano le parti. Nel Parlamento uscente i conservatori avevano 152 seggi ed il Pasok 102. In campagna elettorale Papandreou ha lanciato il progetto di un pacchetto di stimoli statali alla crescita economica attraverso investimenti per 3 miliardi di euro. Per dare copertura finanziaria alla spesa il leader del Pasok ha proposto di aumentare le tasse ai ceti abbienti. Karamanlis ha esortato invece i concittadini a rassegnarsi a due anni di austerità ed a scegliere fra «responsabilità e populismo». Anche ieri, all’uscita del seggio in cui aveva votato, a Salonicco, ha detto di confidare nel «buon senso» dei greci.

COME L’ITALIA
Le idee di Papandreou secondo il capo dei conservatori porterebbero «il paese al disastro». Ma gli elettori nella loro maggioranza devono avere pensato che il disastro l’aveva combinato lui, Karamanlis, con la sua incapacità ad affrontare i problemi economici nazionali. Oggi la Grecia ha un deficit di bilancio pari al 6%del prodotto nazionale loro, una disoccupazione montante, un sistema iscolastico a pezzi. Assomiglia insomma per certi aspetti all’Italia. Viene dopo di noi nella triste classifica dei Paesi più indebitati in rapporto al prodotto nazionale lordo. Terzo partito, secondo i primi calcoli, sarebbero i comunisti (Kke) con l’8% circa dei suffragi e una ventina di deputati. Un’altra formazione di sinistra (Syriza) avrebbe avuto il 4,5% e da 11 a 13 parlamentari, superata al quarto posto dall’estrema destra (Laos) che con una percentuale di consensi fra il 5 ed il 6% conquista una quindicina di posti in Parlamento.

INQUIETANTE NOVITÀ
L’avanzata del Laos (una sigla che significa «Popolo», ma è anche un acronimo per Allarme popolare ortodosso) è un’inquietante novità nel panorama politico ellenico. Fondato da Georgios Karatzaferis nel 2000, pochi mesi dopo la sua espulsione da Nea Demokratia, il partito ha un programma nazionalista e xenofobo. Nel 2004 fallì l’obiettivo di entrare in Parlamento perché non raggiunse il quorum del 3% dei voti. Ci riuscì invece nel 2007 con il 3,8% e dieci deputati. L’ulteriore ascesa registrata ieri nei consensi popolari era stata annunciata dal 7,14% avuto in giugno alle europee. Il Laos ha due rappresentanti nell’assemblea di Strasburgo. DUE FAMIGLIEDiversissimi sul terreno ideologico e programmatico, i tre partiti minori, Kke, Syriza e Laos, hanno trovato un unico terreno di intesa nell’incitare i concittadini a porre fine al dominio delle due famiglie, i Karamanlis e i Papandreou, che da decenni, passandosi il testimone di generazione in generazione, controllano sulle due opposte sponde la vita politica nazionale. «Queste famiglie – ha detto Karatzaferis all’uscita dal seggio, hanno condotto il Paese alla bancarotta».

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L’IRLANDA fa ripartire l’Europa

4, Ottobre,2009 · Lascia un Commento

Con il 67,1% i cittadini e le cittadine irlandesi hanno votato a favore del Trattato di Lisbona e di fatto hanno disincagliato la nave europea che si era arenata proprio dipo il precedente referendum.
” Per l’Europa si è trattato di un test decisivo. L’ultimo sondaggio del «Sunday Business Post» dava il tanto atteso via libera al Trattato di Lisbona al 55% contro un 27% di voti euroscettici. E anche i bookmaker fino a ieri sera davano per favorito il sì. Pronostici confermati dai primi risultati delle urne che attestano una «forte vittoria dei sì», secondo i media locali in alcune contee del Paese, come Dublino centrale e Dublino Nord-Est, la percentuale sarebbe addirittura del 63%.

Il gruppo Anti-Lisbona ha ammesso la sconfitta: «Ha vinto il sì – ha detto il portavoce Richard Greene. Siamo molto delusi che il popolo non ci abbia ascoltato».

Per il presidente della Commissione Ue Barroso è un «grande giorno per l’Europa grazie agli irlandesi che hanno detto un enorme sì». Di «una vittoria importante per l’Irlanda e per tutta l’Europa» ha parlato il ministro degli Esteri svedese Carl Bildt, presidente di turno dell’Ue, secondo il quale «è ora solo una questione di tempo perchè i Ventisette possano finalmente dare il via ad alla migliore cooperazione europea che il trattato consente». – da L’Unità del 4 ottobre 2009″

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IL FUTURO è a SINISTRA

1, Ottobre,2009 · Lascia un Commento

di Valentino Filippetti, presidente Ass. Rose Rosse d’Europa

Il risultato delle elezioni politiche in Germania è stato salutato da diversi interventi che danno per morta la socialdemocrazia e la sinistra in Europa ed in Italia.
Veltroni, Rutelli si sono affrettati ad imbracciare la penna per dire che “ è chiaro che se in questo momento il Partito Democratico torna a configurarsi come un Partito Socialista classico, magari con l’ambizione di creare una grande coalizione, rischia di pagare un prezzo molto alto”.

Da qui l’esortazione ad accelerare verso il Centro ( che ovviamente dovrebbe essere grande).

In realtà il voto tedesco e quelli avvenuti in altri paesi europei negli ultimi mesi, di dice cose molto diverse.
“ Le socialdemocrazie hanno inseguito un centro che non c’è piu’e si sono appiattite su posizioni moderate. Per questo sono in crisi” tanto per dirla con Massimo L. Salvadori .
Blair e Schroeder che hanno cercato di cavalcare il neoliberismo hanno fatto una fine abbastanza misera, il primo va in giro a spiegare le ragioni della sua conversione cattolica mentre il secondo è fa il lobbista milionario al servizio di Gazprom.

Nel frattempo l’Inghilterra della deindustrializzazione e patria delle oligarchie finanziarie voluta da Blair è stata travolta dalla crisi ed in Germania l’afasia dell’SPD ha fatto apparire progressista “l’economia sociale di mercato” della Merkel.
Al tempo stesso abbiamo il nuovo astro nascente liberale tedesco : pacifista, ecologista e favorevole dell’integrazione.

La diagnosi è nota da tempo, l’ha certificata mesi fa lo stesso Prodi; il centro sinistra ha pagato la timidezza se non l’acquiescenza con le politiche della destra; nel momento del crac si è trovata impreparata perché aveva in testa “la fine del lavoro dipendente”, “poco stato e molto mercato”, “ la fine delle ideologie”.

Tutte stupidaggini spazzate via da una destra che a poche ore dalla crisi del settembre 2008 è diventata statalista, ha difeso con interventi diretti l’apparato produttivo e accentuato politiche populiste in grado di parlare contemporaneamente al ceto medio impaurito e ai lavoratori impoveriti.

Ovvero la destra cerca di fare quello che avrebbe dovuto fare la sinistra. Ma non ci riuscirà. Innanzi tutto il mondo si muove in un’altra direzione. Stati Uniti, Giappone India vedono in campo grandi novità politiche che sono molto piu’ radicali di quelle che si vedono in giro. E nellle forze del centro sinistra europeo è avviata ormai da tempo una riflessione sulla nuova fase politica.

Nel nostro paese oggi è in campo la proposta di Bersani che cerca strade nuove senza buttare a mare il radicamento a sinistra, che vuole un nuovo patto con il mondo del lavoro ed i ceti produttivi, che rivendica un ruolo forte dell’Italia per rilanciare il Progetto Europeo.

Per tenere insieme il popolo progressista non serve la formula magica dello “spirito maggioritario”. E’ deleterio e autolesionista scambiare le aspirazioni con la realtà ; ci vuole una proposta che tenga insieme “diritti civili” e “diritti sociali”. Questi sono il tentativo e la scommessa del PD.

In Umbria queste politiche vengono praticate da tempo; negli ultimi anni sono state portate avanti contro corrente, spesso scontrandosi anche duramente con il governo nazionale. Coesione Sociale, Programmazione, Concertazione non sono solo parole ma pratiche. Buone pratiche. Quelle che ci vorrebbero anche nel resto del paese.

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